vendredi 24 août 2018

Au coeur de la Grande Guerre avec le musée Lens 14-18

Récemment, nous étions à Souchez (près de Lens) pour un après-midi organisé par PicLille et l'Office du Tourisme de Lens-Liévin au musée Lens 14-18. Ça fait beaucoup de "Lens" dans l'histoire, je le reconnais... mais vous avez donc compris que c'était non loin de Lens ! (et en plus j'en rajoute une couche).

Objectif de cette rencontre entre instagrammers confirmés ou non : plonger au coeur de la Première Guerre mondiale qui fit rage, à cette époque, sur les 90 kilomètres de front du Nord-Pas-de-Calais.


On rentre, on se dit bonjour, petit discours de nos hôtesses absolument charmantes et nous voilà lâchés au coeur de la boîte noire. Car oui, si je devais vous décrire le musée Lens 14-18, je vous dirai qu'il s'agit tout simplement d'une "boîte noire". 

Résolument moderne, graphique et épuré, le tout dans une ambiance tamisée... Le but de ce musée est de mettre en scène une collection exceptionnelle de documents et d'objets d'époque (cartes, photographies, films d'archives...) et cette atmosphère sombre y contribue parfaitement.

D'ailleurs, nous avons beaucoup apprécié comment les faits sont expliqués, de manière synthétique, chronologique et thématique, reprenant les différentes offensives des deux camps. L'horreur de la guerre en découle forcément avec, entre autre, les attaques au gaz moutarde, le rationnement et les pressions subies par la population sous occupation ennemie. Rien de tel que des photographies prises au sein même des tranchées ou dans des villes dévastées pour ressentir les lointaines effluves de ce carnage.


L'avantage de ce musée, c'est qu'il se trouve à quelques minutes à pied (ou en voiture pour les moins courageux) de la plus grande nécropole militaire française et du mémorial Notre-Dame-de-Lorette.

Ce mémorial, c'est l'Anneau de la mémoire, inauguré en 2014 par François Hollande. Magnifique et impressionnant sur le plan architectural mais déstabilisant dans la mesure où environ 580.000 noms, ennemis et alliés confondus, y sont inscrits. Un monument qui inspire tout naturellement le respect et peut-être ferez-vous partie de ceux qui y cherchent les noms de leurs aïeux.

Nous sommes retournés sur les lieux le soir même afin de profiter de son ambiance nocturne. Si vous êtes un peu frileux et supersticieux, abstenez-vous... très beau, mais pour être honnête je n'étais absolument pas rassurée.


Selon nos deux guides, il reste encore actuellement 700.000 corps dans nos champs, ce qui explique que de nos jours les agriculteurs continuent d'en remonter. La première découverte est certainement surprenante, mais pour la plupart c'est devenu récurrent et tout à fait normal. Tout comme il est normal de voir ressurgir des obus ou réapparaître des tranchées de temps à autre au milieu de nos terres.

D'ailleurs, au moment de la réalisation des travaux de l'Anneau, deux corps de soldats immatriculés ont été retrouvés. Leurs plaques sont exposées et visibles au musée Lens 14-18, musée qui changera de nom en septembre et qui s'appellera donc Mémorial 14-18 afin de faire le lien entre les divers sites (dont Notre-Dame-de-Lorette et l'Anneau de la mémoire).


Une session de lightpainting était prévue dans les ruines de l'ancienne église d'Ablain Saint-Nazaire mais l'endroit étant trop éclairé, nous avons dû faire marche arrière et nous essayer à cette technique photo à l'intérieur de la fameuse "boîte noire". Je vous conseille toutefois de vous arrêter quelques minutes ou plus à cette église qui ne résista malheureusement pas aux attaques, mais qui n'en reste pas moins belle aujourd'hui. C'est, malgré les dégâts subis, un superbe témoignage et vestige de notre passé.

C'était donc le mot de la fin. Pour plus d'infos sur les différents lieux, je vous invite à consulter les liens suivants :

En remerciant la team PicLille (que vous pouvez retrouver sur Instagram) et nos hôtes du musée Lens 14-18 pour leur accueil et leur convivialité.

Mots-doux

On se retrouve sur Instagram ? @laurie.ftn

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